Votre été, escapades ou tranquillité ?
10 mai 2026
C’est un fait bien connu, nos voisins du sud ont une nette tendance à réagir brusquement à la moindre contrariété. Dépourvu d’un rhéostat qui permettrait de nuancer les choses, on dirait que leur cerveau émotif ne connait que deux positions « ON » et « OFF » D’un simple clic, il peut faire passer une personne de héros à zéro dans la seconde qui suit.
L’histoire récente nous fournit de nombreux exemples de ce disfonctionnement. Rappelons-nous leur réaction épidermique négative lorsque Jean Chrétien et la France avaient refusé d’emboiter le pas dans la guerre contre l’Iraq, au début des années 90.
Je me rappelle avoir lu à ce moment, dans un journal régional du Panhandle, en Floride, un citoyen qui, par fierté patriotique, avait mis à la casse sa Peugeot 504 pour marquer son désaccord et punir la France de sa décision de ne pas appuyer les États-Unis. D’autres avaient démarré une pétition pour renommer les frites de « French Fries » par « American Fries ». Comme toutes les réactions émotives, ces élucubrations avaient rapidement sombré dans l’oubli. Pourtant, ce penchant pour la réaction dramatique est bien loin d’être éteint, à preuve, le Golfe de l’Amérique, une idée saugrenue issue d’un cerveau dérangé dont je tairai le nom du propriétaire.
Je termine avec un dernier exemple directement lié au sujet du jour. À la suite de la récession du début de la première décennie de ce millénaire, le prix des carburants fossiles avait connu une rapide croissance, pourtant bien inférieure à celle résultant de la stupide guerre actuelle avec l’Iran.
Plusieurs propriétaires de grosses et gourmandes autocaravanes avaient, sous le coup de la panique, avaient vendu à perte leur VR, perdant ainsi des dizaines de milliers de dollars. Pourtant, l’impact réel sur leur budget aurait été négligeable, considérant le peu de kilomètres que ces mastodontes ajoutent au compteur. Mauvais calcul s’il en est un !
Aujourd’hui, l’anticipation de l’époque qui redoutait un prix du gallon d’essence aux alentours de 3,00 USD et celui du gazole à 4,00 USD nous semble bien peu comparativement aux 6,00 à 7,00 USD affiché à la pompe dans certains états.
Certes, de tels prix frappent fort et forcent la majorité des caravaniers à revoir leur budget consacré aux voyages. Même ici, au pays, cette hausse, dont la fin de croissance est difficile à prévoir, aura des conséquences.
Ce sujet m’a hanté toute la semaine, cela, même si je me trouve particulièrement privilégié d’avoir remplacé le caravaning pétrolier par le caravaning électrique. Alors, je vous pose ces deux questions :
1— Dans quelle mesure le prix du carburant influencera-t-il votre planification estivale : trajets plus courts, escapades moins nombreuses, séjours en camping prolongés… ?
2— En oubliant les considérations politiques liées à tarifs douaniers imposés par le Président états-unien, le prix du carburant vous fera-t-il renoncer à traverser la frontière ?
Voilà, faites généreusement marcher vos doigts sur votre clavier !
Commentaires
Robert
Depuis que nous n'allons plus au sud l'hiver et démenagé de région,maintenant installé a Témiscouata sur le lac au bas St Laurent depuis quatre ans, chaque été nos escapades festival se résument a une semaine a Quebec (Boisé de la Chaudiere) fin juillet et un mois en gaspesie mi juin (Percé -Chandler)et une autre escapade en gaspésie pour un autre mois a la mi aout, ce sera la mëme chose cette année peut importe le prix de l'essence, Ce n'est pas un 4 a 5 cent dollars de plus d'essence qui va me priver de mes escapades annuelles.
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