Enfin, le temps des salons québécois de VR est de retour
22 février 2026
Le premier signe avant-coureur de la saison de camping 2026 sera la tenue, la semaine prochaine, du 5 au 8 mars, inclusivement, du Salon du VR de Montréal. Véritable institution, cet événement constitue pour les caravaniers et ceux qui envisagent de le devenir, une vitrine exceptionnelle où leur sont présentées les toutes dernières créations en matière de véhicules récréatifs ainsi que de nombreux appareils, accessoires ou services conçus pour rendre leurs escapades plus agréables, confortables et sécuritaires.
Certes, le Salon de Montréal n’a pas l’ampleur de celui se tenant chaque année, en janvier à Tampa en Floride, et cela est normal. Après tout, étant des compagnies étasuniennes, les géants de l’industrie du véhicule récréatif profitent habituellement de la température clémente de la Floride pour impressionner les visiteurs. Toutefois, cette année, le thermomètre réservait une surprise aux acheteurs potentiels. D’une humeur particulièrement maussade, la météo se fit venteuse et frileuse, pour ne pas dire glaciale. Heureusement, m’y étant rendu tôt en matinée lors de la journée d’ouverture, j’ai pu profiter du soleil et éviter le froid qui, dès le lendemain, commença à prendre possession des lieux.
Fidèles à leurs habitudes, dès la fermeture du salon, les fabricants affichèrent leur optimisme de façade, soulignant que 70 000 visiteurs avaient franchi les tourniquets, en hausse de 2 000 sur l’an dernier, mais loin du record de 80 000 établi en 2022.
Une chose m’intéresse particulièrement au Salon de Tampa : la certitude d’y trouver des produits que l’on ne verra pas à Montréal. Il peut s’agir de prototypes que l’on désire présenter au public pour analyser leur réaction, mais aussi des véhicules déjà en production et pour lesquels on souhaite maximiser la visibilité. Dans ce dernier cas, il s’agit souvent de nouvelles entreprises qui misent sur des technologies aussi sophistiquées que méconnues des consommateurs.
À cet égard, Tampa n’a pas fait exception à cette tendance cette année. Ainsi, dans le segment des véhicules tractés, deux caravanes californiennes faisaient leur première apparition sur la côte est. Conçues et fabriquées par deux jeunes compagnies passionnées, Pebble et Lightship. À proprement parler, ces caravanes échappent à la catégorie des véhicules récréatifs tractés. Il serait plus juste de les qualifier de véhicules récréatifs guidés. Dotées de moteurs-roues alimentés par une batterie de type auto électrique, elles s’autopropulsent avec docilité dans une parfaite synchronisation avec la vitesse du véhicule auquel elles sont attachées.
Pour la première fois, j’avais devant moi ces caravanes futuristes. Je pouvais enfin les toucher, visiter leur intérieur et, surtout, m’entretenir avec les personnes les ayant conçues et fabriquées pour en apprendre plus. Quelle différence avec les arguments superficiels et flagorneurs de vidéos mises en ligne par des influenceurs à la recherche des clics au détriment d’une information objective et fouillée du produit qu’ils prétendent mettre au premier plan !
Un peu plus loin, mon chemin croise la Embark, une autocaravane (classe A) électrique dotée d’un prolongateur d’autonomie permettant de rouler environ 850 km entre les recharges. Bien que j’ai trouvé ce produit intéressant et prometteur, j’ai été déçu de la qualité des matériaux utilisés à l’intérieur et de la finition. Pour un VR de plus de 500 000 $ canadiens avant taxes, Thor aurait pu se forcer un peu plus.
Je suis certain que vous ne verrez pas les trois véhicules dont je viens de vous parler, à Montréal dans les prochains jours. Les entreprises californiennes évoquées plus haut ont déjà fort à faire pour percer leur propre marché, d’autant plus que le prix de leur création oscille entre 115 000 et 180 000 USD, ce qui n’est vraiment pas dans la fourchette de prix qu’un caravanier québécois accepterait de dépenser pour un VR utilisé à l’occasion durant une saison estivale trop courte.
Le succès des salons annuels du VR de Montréal et de Québec repose en grande partie sur la grande connaissance profonde du marché qu’ont nos concessionnaires de véhicules récréatifs. Soucieux de répondre aux attentes réelles et réalistes de nos compatriotes caravaniers, ils s’en tiennent avec raison à des véhicules respectant les besoins et attentes des Québécois.
En terminant, je vous encourage à vous rendre au Salon du VR de Montréal, car, en plus de voir un grand nombre de marques et de modèles de véhicules récréatifs rassemblés en un même endroit, vous pourrez assister à de nombreuses mini-conférences fort utiles pour planifier vos prochaines escapades ou longs voyages.
À titre d’exemple, ne manquez pas celle qui sera livrée par Micheline Fortier, surtout si vous vous posez des questions sur les voyages au sud de notre frontière. Même si Mme Fortier vient à Montréal à titre de représentante de Sun Communities qui, soit dit en passant, est le plus grand réseau d’établissements de camping en Amérique du Nord, ses conférences ratissent beaucoup plus large que la simple promotion de sa bannière. Je connais cette dame et ses valeurs depuis plus de 25 ans. Pour l’avoir côtoyée en maintes occasions, j’ai toujours été frappé de sa générosité et de son écoute aux besoins des caravaniers québécois francophones. Sans doute parce qu’elle est Québécoise elle-même.
En cette période où plusieurs de nos compatriotes hésitent à se rendre aux États-Unis, et ce, peu importe la raison : insécurité, faiblesse du dollar, formulaires à remplir, assurances, hausse des prix, etc., vous pourrez profiter de la période de questions à la fin de sa présentation ou la rencontrer au stand de Sun Communities pour lui partager vos préoccupations et obtenir des réponses qui vous permettront d’y voir un peu plus clair.
Commentaires
Pour nous faire part de votre commentaire sur ce billet, veuillez remplir ce formulaire.
*Seul votre prénom et commentaire seront publiés